Ce récit a paru dans les Nouvelles soirées canadiennes en 1883, soit un an après son roman le plus connu, Angéline de Montbrun. Extrait : Malheureuse d'abord dans sa famille, malheureuse ensuite dans son mariage, Valérie B. n'a guère connu que les petits chagrins et la misère de vivre toujours sans sympathie et sans joie ; elle n'a eu qu'à triompher d'elle-même pour se résigner à une vie plus triste et plus terne que la vie ordinaire. Mais cela, elle l'a fait. Cette nature molle et passionnée a su s'arracher à la rêverie, surmonter ses dégoûts, s'attacher à tous ses devoirs.