? On parlait depuis deux ans du tableau de M. Couture comme d'une oeuvre capitale, qui devait r?g?n?rer la peinture fran?aise. Que dis-je ? il ne s'agissait pas seulement de r?g?n?rer l'?cole fran?aise, il s'agissait de la cr?er. Poussin et Lesueur ?taient comme non avenus ; le nom de Lebrun n'?tait pas m?me prononc?. L'?cole fran?aise devait commencer avec M. Couture. Que reste-t-il aujourd'hui de tout le bruit qui s'est fait autour des Romains de la d?cadence ? Sans tenir compte des louanges exag?r?es dont l'auteur n'a pas ? r?pondre, que devons-nous penser de cette oeuvre capitale, si pompeusement annonc?e ? La partie sens?e du public commence d?j? ? revenir de son engouement ; tous ceux qui s'?taient press?s d'admirer sur parole l?chent pied de jour en jour et osent ? peine d?fendre leur premier sentiment. Il est permis maintenant ? la critique impartiale et d?sint?ress?e d'exprimer son opinion sans s'exposer au sort de saint ?tienne. Nous pouvons, sans courir le risque d'?tre lapid?, signaler franchement les d?fauts et les qualit?s du tableau de M. Couture. Le dessin, il faut bien le dire, ne se distingue ni par l'?l?gance, ni par l'?l?vation, ni m?me par la correction. Toutes les figures sont vulgaires ; l'expression des visages manque de vari?t?...?